Articles de l’indexation

Trois cours d’indexation

Trois cours d’indexation sont enseignés par des membres de la SCI/ISC :

  • Indexing: Theory and Application (University of California at Berkeley Extension – enseigné par Heather Ebbs et Ruth Pincoe, deux présidentes sortantes de la SCI/ISC, ainsi que les Américains Sylvia Coates et Fred Leise et l’Australien Max McMaster)
  • Indexing for Books, Journals, and Reports (Ryerson University – enseigné par Mary Newberry, co-présidente sortante de la SCI/ISC)
  • Indexing: An Essential Art and Science (Simon Fraser University – enseigné par Heather Ebbs, Audrey McClellan et Iva Cheung)

Chaque cours vous offre l’occasion d’apprendre d’une membre chevronnée de la Société. Pour plus de renseignements sur ces cours et sur les autres cours, séminaires et ateliers, veuillez visiter la section Éducation et formation sur la page Ressources.

Broche « pie » en vente

ISC/SCI Magpie PinAu congrès annuel de l’ISC/SCI en juin 2009, Katherine Barber, première rédactrice en chef du Canadian Oxford Dictionary, nous a parlé de l’histoire du mot « pie » et de sa signification pour les indexeurs.

Quelques liens entre pie et indexation

La langue anglaise a été influencée par toutes les cultures avec lesquelles elle est entrée en contact au cours des siècles : les Celtes, les Saxons, les Romains, les Vikings, les Français et l’ensemble hétérogène qu’on appelle les Anglais.

La langue française a tendance à modifier les mots d’origine latine en enlevant quelques consonnes. C’est ainsi que le mot latin « pica » est devenu « pia » puis « pie » en français, et « pie » en anglais.

En anglais, on a rajouté « mag » pour obtenir « magpie », en référence à l’oiseau qui ramasse des éléments pour bâtir son nid. Tout comme la pie, les indexeurs trouvent l’information servant à bâtir l’index disséminée dans l’ouvrage.

La recette anglaise de tarte connue sous le nom de « pie » intègre un mélange de différents aliments cuits ensemble dans une croûte. Les livres de référence de festins, pas très différents des index, étaient aussi nommés « pies », probablement parce que l’encre noire et la page blanche rappelaient les couleurs du plumage de l’oiseau.

Une dernière connexion-surprise entre les index et les pies : les index géographiques que sont les « gazetteers ». Le terme vient du mot « gazette », un journal populaire du 17e siècle vendu à Venise pour une gazeta (l’équivalent d’un cent). Ce mot, quant à lui, vient de gazza qui, vous l’aurez deviné, signifie pie en italien…

Comment se procurer la broche?

Les broches seront en vente aux rencontres régionales, au congrès annuel et à l’assemblée générale annuelle. Vous pouvez aussi les commander par courrier : les frais d’expédition comprennent une enveloppe matelassée et le prix chargé par Postes Canada. Pour plus de renseignements et pour commander, veuillez contacter Heather Ebbs.

Tarification pour les services d’indexation

« Combien? »

C’est l’une des premières questions posées par les clients et les nouveaux indexeurs. Mais comme pour la majorité des services facturés, il n’y a pas de réponse définitive.

Dans un sondage mené par la SCI/ISC au printemps 2008, les membres devaient indiquer ce qu’ils facturaient et la façon dont ils établissaient leurs tarifs. Les réponses variaient considérablement, avec des taux horaires allant de 20 $ à 65 $, des taux par page composée de 1,85 $ à 10 $ et des taux par page manuscrite de 3 $ à 8 $ (voir le Bulletin, vol. 30, no 3 [été 2008], pages 28-32; en anglais seulement).

Cet éventail reflète la grande variété de travaux effectués par les indexeurs dans une gamme complète de médias (livres, périodiques, sites Web, bases de données, etc.) ainsi que la diversité des clients (éditeurs, presses universitaires, organismes nationaux, gouvernements, services juridiques, services offerts sur le Web, etc.). Il reflète aussi l’immense variété des formats de documents, de bases de données et de sites Web, ainsi que les différents niveaux d’expérience des indexeurs. La tarification par entrée, qui semble courante partout ailleurs, ne semble pas l’être au Canada.

Cela étant dit, la question du « combien? » demeure entière.

Pour les clients

Au Canada, les rédacteurs en chef, les chargés de projet et les éditeurs semblent tout à fait disposés à partager ce genre de renseignement. La meilleure approche consiste à communiquer avec des collègues et à leur demander combien ils ont payé pour des projets similaires, par exemple pour une autobiographie de 300 pages, pour un ouvrage universitaire de 400 pages, pour un manuel technique de 100 pages, pour une base de données de 10.000 entrées, etc.

Pour les indexeurs

Ici encore, la meilleure approche consiste à communiquer avec des collègues. Vous devrez en outre estimer de façon réaliste le revenu que vous voulez gagner et le niveau de qualité que vous pouvez offrir.

  • Combien voulez-vous gagner annuellement?
  • Quel taux horaire souhaitez-vous avoir?
  • Combien d’heures par jour pouvez-vous réellement accorder à l’indexation?
  • Quel est votre niveau d’expérience?
  • Quelle profondeur d’indexation est souhaitée par le client?
  • Combien de pages pouvez-vous indexer à cette profondeur?

Par exemple, si vous pouvez indexer 15 pages à l’heure pour un type de livre, et que vous souhaitez gagner 60 $ l’heure, vous devez alors facturer au minimum 4 $ par page (n’oubliez pas que vous passez beaucoup d’autres heures, non directement rémunérées, à vous occuper de votre entreprise). Si vous pouvez indexer 10 pages à l’heure pour un autre type de livre, vous devez alors facturer 6 $ la page. Cela étant dit, si vous savez que vous êtes un peu moins rapide que d’autres (parce que vous êtes nouveau, parce que vous ne maîtrisez pas encore parfaitement le logiciel, etc.), vous devrez accepter un tarif horaire moindre jusqu’à ce que votre efficacité augmente. Par exemple, si vous et votre client savez que le tarif normal pour un ouvrage général de 300 pages à indexer est d’environ 1.350 $, ou 4,50 $ la page, vous devez alors facturer 4,50 $ la page et accepter de gagner moins, en termes de tarif horaire, jusqu’à ce que vous soyez plus productif.

Livres

Le tarif par page est probablement le plus utilisé pour les index en fin de livre. Il permet au client comme à l’indexeur de connaître le montant du contrat dès le début. En général, on ne s’embarrasse pas de détails. Autrement dit, si l’indexeur doit commencer à la page 1 et terminer à la page 312, il appliquera son tarif par page pour les 312 pages. On ne fait pas de cas de la présence de demi-pages, de pages blanches, etc. Certains indexeurs vont demander un tarif à l’heure, en particulier pour les ouvrages universitaires ou pour les livres spécialisés.

Périodiques

Pour les index de périodiques, certains vont demander un tarif horaire et d’autres un prix global pour la revue. Les mêmes questions que précédemment s’appliquent : à quelle vitesse pouvez-vous indexer (laquelle peut dépendre de votre maîtrise du sujet)? quelle est la taille normale de la revue? devrez-vous recourir à un thésaurus ou à un vocabulaire contrôlé qui vous ralentirait? devrez-vous accomplir la tâche plus rapidement afin de respecter le calendrier de publication?

Autres facteurs

Votre tarif personnel ne dépend pas uniquement de la vitesse à laquelle vous pouvez traiter les entrées, mais aussi de votre vitesse de frappe et de votre maîtrise des raccourcis offerts par votre logiciel d’indexation. Ces deux éléments, en apparence négligeables, sont d’une importance capitale pour vos gains. Si vous n’avez jamais appris à taper correctement à la machine, faites-le sans plus tarder. Ceci peut faire la différence entre un salaire de 60.000 $ ou de 80.000 $ par année sur une base de 35 heures par semaine, et le même salaire mais sur une base de 50 à 60 heures par semaine. Le même raisonnement s’applique en ce qui a trait à la maîtrise de votre logiciel, qui est impérative.

Certaines considérations concernant la langue peuvent faire une grande différence :

  • Est-ce un document uniquement en anglais? uniquement en français?
  • Devez-vous indexer un document dans une langue et le mettre en corrélation avec un index pour le même document dans une autre langue?
  • Devez-vous adapter un index d’une langue à une autre?

Conclusions et ressources

Les questions à vous poser sont nombreuses : combien voulez-vous gagner? quelle est votre vitesse d’indexation pour ce document ou cet article en particulier? quel est l’impact de la mise en forme sur votre vitesse d’indexation (nombre de blancs, grosseur des caractères, devez-vous indexer les notes en fin de chapitre, nombre d’images ou de tableaux, devez-vous indexer les images et les tableaux)? Avez-vous une bonne connaissance du sujet? Utilisez-vous un vocabulaire contrôlé? À quelle vitesse pouvez-vous taper avec précision? À quel point maîtrisez-vous votre logiciel? Quelle est la profondeur d’indexation requise?

Le site Web de l’American Society of Indexers (ASI) offre d’autres points de vue et d’autres façons d’établir une tarification par page selon le revenu annuel que vous visez. See the 2016 report on Professional Activities and Salary Survey (en anglais seulement) .

En fin de compte, que vous soyez client ou indexeur, vos meilleures ressources demeurent vos collègues.